Puisque l’auteur de cet article : « canevas invisible ou éclairez ma lanterne » avait besoin de
suggestions voici quelques pistes.
L’article disait :
« Et c'est bien vrai! aussi, essayons de se pencher sur ce qui fait la singularité de notre bord de mer. Vous n'êtes pas sans savoir que lorsqu'au Raizet le vent tombe à partir de 16H,ici à Moule ça turbine toujours grâce à la brise de mer, aux thermiques de fin de journée et au petit goulé d'étranglement pour le vent entre La Désirade et la Pointe des Châteaux. »
« le vent tombe au Raizet mais pas au Moule » il faut mettre dans la balance de l’explication que le réchauffement de la basse couche fait baisser la densité de la masse d’air donc provoque une augmentation du vent se couplant au phénomènes de convection et à partir d’une certaine heure (à laquelle les rayons du soleil sont trop obliques pour continuer à bien chauffer la terre) l’effet inverse se produit, coupler au phénomène de rayonnement de la terre, c’est un refroidissement de la masse d'air provocant une diminution du vent.
« Grâce à la brise de mer » le phénomène de la brise de mer dépend de la différence de températures entre la mer et la terre et c’est un système aérologique et non météorologique présent un peu partout mais pas obligatoirement exploitable car les facteurs favorables sont une mer froide et un littoral propice à la convection, et pas de vent trop fort qui « nivelle » les températures.
« Thermiques de fin de journée » les thermiques dépendent de l’ensoleillement de la nature du terrain et de l’instabilité de la masse d’air. Et attention encore une fois un vent fort nivelle les températures d’où des ascendances petites et difficilement exploitables en basse altitude. Le thermique doit « s’organiser » et c’est a partir d’une cinquantaine de mètres qu’il devient exploitable quoi que des pilotes ont déjà repris à 10 m sol mais l’histoire ne nous donne pas qui c’était.et avec quelle voile.
« Petit goulet d’étranglement » En effet c’est ce qu’on nomme un venturi mais là encore ce petit goulet est à plus de 15 km de notre site et ne nous apporte aucune modification par un vent de secteur Est ni de Sud Est par ailleurs. Pour retrouver un air laminaire après le passage d’un obstacle il faut considérer une distance horizontale de dix fois sa hauteur… calculez !
« Les ascendances sous nuages qui percutent notre littoral vont alors côtoyer une ribambelle d'autres petits phénomènes aérologiques qui posent pb: » « Ascendances » attention ce sont les ascendances qui forment les nuages et pas les nuages qui forment les ascendances…
A:Naissance de thermiques pendant la journée aprés échauffement du sol:conduction puis convection avec apparition de nuages ou non (thermique bleu). Le réchauffement du sol par le soleil se fait par rayonnement, le sol réchauffe la masse d’air de la basse couche par conduction et ensuite l’air réchauffé a sa masse volumique plus faible que la masse d’air environnante et donc a tendance à s’élever c’est la convection ou thermique.
.B:restitution de la chaleur emmagasinée pendant la jounée peu avant le crépuscule sous forme de bulles ou de larges volumes de chaleur aux contours diffus Pour la restitution il faut qu’un minimum de surface emmagasine la chaleur. Les deux phénomènes Thermique et Restitution ne sont pas compatibles. Les surfaces de sol à thermiques ne sont pas les mêmes que les surfaces à restitution. Si la surface garde la chaleur pour la restituer lorsque les rayons du soleil deviennent faibles elle ne donne pas de thermiques et vice versa
.C:flux d'alizes(vent météo)et(ou)brise de mer crée par les thermiques de fin de journée.Dynamiques donc à l'ouvrage sur nos reliefs. Voir brise de mer et les thermiques ne sont pas crées par le vent météo…
.D:relief avec + ou - de déclivité donnant un pincement et une accélération du flux d'air + ou - prononcé. Toutes hauteurs de relief donnent un venturi avec pour conséquence une augmentation de la vitesse du flux d’air. Après si on veut parler de rendement… la taille, la forme la hauteur, la direction du vent par rapport au relief nous donneront un rendement différent et même l’ensoleillement peut avoir son importance surtout par vent faible.
Cet enchevetrement de données de base,de forces invisibles crée dans l'esprit du parapentiste de la confusion et une certaine perplexité.Vos contributions seront les bienvenues.2 réactions possibles:ou bien l'on traverse cette jungle comme on traverserait une foule sans regarder les visages ou bien on marque une pose et on essaie de distinguer les différents paramètres qui entrent en jeux:Suivant la topographie + ou - prononcée du relief on a un venturi plus ou - fort qui va positionner et étager les thermiques à l'avant de ce relief de différentes manières. Pas pour moi… ce n’est pas le venturi qui positionne et étage les thermiques… les thermiques n’ont pas d’ancre. Si thermique il y a il va suivre en direction horizontale la direction du vent puisqu’il est poussé par ce dernier et en direction verticale la direction du bas vers le haut puisque c’est la définition du thermique (la convection)
Entre en scène aussi le gradient de vent qui suivant la nature du sol va donner des vitesses différentes suivant l'altitude.L'air étant un fluide qui possède une certaine viscosité,une certaine tendance à coller il va coller aux moindres petits obstacles comme on en observe à Beach Break Attention il y a deux phénomènes : Le gradient de vent c’est la baisse du vent à l’approche du sol. Et encore une fois plus le vent est fort plus le gradient est intense il ne dépend pas de la nature du sol. Maintenant l’air ayant une certaine viscosité son écoulement est ralenti aux pourtours d’un objet dans ce qu’on appelle la couche limite .Pour cette fois la viscosité dépend de la température
.les ascendances materialisées par un nuage qui nous arrivent de la mer ont une particularité :elles sont constituées de fines particules d'eau de mer qui donnent à ces thermiques mouvants une consistance bien particulière. Et Laquelle ??
Quand on vole sur le petit site donc trés prés du sol on se trouve sur des zones de confluence ou se couplent parfois ascendances venues de la mer et déclenchement thermique. Mwé mwé confluence confluence faut arrêter de fumer la moquette la confluence est la rencontre de deux systèmes style vent météo et brise de pente ou pour ton cas une brise de mer et brise de terre ou vent météo venant de terre.
Ces différentes strates d'ascendances sont modelées par ou le vent météo ou la brise de mer ou la reflexivité du vent sur un relief meme insignifiant. Je ne vais pas revenir sur la brise de mer elle ne fait pas bon ménage avec un vent météo…tu voulais dire réflexion plutôt que réflexivité. ?
J'arrete ici car l'article va bientot depasser le seuil de tolérance du lecteur cadre.A trés bientot pour la suite!
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